La construction de nouveaux réacteurs nucléaires
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/ Écologie et énergie
La France produit une électricité presque entièrement bas carbone grâce au nucléaire et aux renouvelables, mais elle consomme encore beaucoup de pétrole et de gaz, dans les transports et le chauffage. Les candidats s'opposent sur la place du nucléaire et de l'éolien, et sur la vitesse de la transition écologique.
L'électricité n'est qu'une partie de l'énergie consommée. Les voitures, les camions et une partie des chauffages fonctionnent encore au pétrole ou au gaz, importés et émetteurs de gaz à effet de serre.
Le nucléaire produit environ deux tiers de l'électricité, complété par l'hydraulique, l'éolien et le solaire. Construire de nouveaux réacteurs ou de nouvelles éoliennes engage le pays pour des décennies.
La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) fixe les objectifs de chaque filière pour les dix années suivantes. La France et l'Union européenne visent la neutralité carbone en 2050.
Le président de la République annonce la construction de six nouveaux réacteurs EPR2 et l'étude de huit autres, après des années de débat sur la réduction de la part du nucléaire.
Avec douze ans de retard sur le calendrier initial, l'EPR de Flamanville est raccordé au réseau fin 2024 et atteint sa pleine puissance fin 2025.
La France produit 95 % d'électricité bas carbone et exporte un record de 92 TWh vers ses voisins. Mais la consommation stagne : le remplacement du pétrole et du gaz par l'électricité avance lentement.
Un TWh (térawattheure) correspond environ à la consommation annuelle d'électricité de 200 000 foyers.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Construire de nombreux réacteurs, prolonger ceux qui existent et limiter, voire arrêter, l'éolien.
Une électricité abondante, bas carbone et disponible à la demande, qui fait la force de la France.
Des chantiers très longs et coûteux, des déchets à gérer sur des siècles, et une dépendance à une seule filière.
Développer massivement le solaire et l'éolien, plus rapides à installer, et réduire à terme la part du nucléaire.
Des coûts en baisse, un déploiement rapide et pas de déchets radioactifs.
Une production qui varie avec la météo, des besoins de stockage et de réseaux, et un impact sur les paysages.
Nouveaux réacteurs et renouvelables à la fois, pour remplacer le pétrole et le gaz par de l'électricité dans les transports, le chauffage et l'industrie.
Plusieurs scénarios de RTE jugent ce mélange le moins coûteux pour atteindre la neutralité carbone.
Il faut financer les deux filières en même temps, et le rythme est jugé trop lent par les uns, trop rapide par les autres.
Revenir sur la fin des voitures thermiques neuves en 2035, sur les zones à faibles émissions ou sur des normes jugées trop coûteuses.
Ces contraintes pèsent surtout sur les ménages modestes, les agriculteurs et l'industrie.
Retarder la transition coûtera plus cher plus tard et éloignera la France de ses engagements climatiques.
Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « la construction de nouveaux réacteurs nucléaires », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
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