La sur les très grandes fortunes
Position pas encore connue pour 8 candidats.
/ Économie et fiscalité
Les administrations publiques dépensent chaque année plus qu'elles ne gagnent, et la dette dépasse désormais 115 % de la richesse produite en un an. Les candidats s'opposent sur la façon de redresser les comptes : dépenser moins, taxer davantage les plus riches et les grandes entreprises, ou miser sur la croissance, sans oublier le pouvoir d'achat.
L'État, la Sécurité sociale et les collectivités dépensent plus de la moitié de la richesse produite chaque année, pour les retraites, la santé, l'éducation ou la défense. Leurs recettes viennent surtout des impôts et des cotisations sociales.
Quand les recettes ne suffisent pas, l'État emprunte : c'est le déficit. Chaque année de déficit s'ajoute à la dette. Plus la dette et les taux d'intérêt montent, plus les intérêts à rembourser pèsent sur le budget.
Les pays de la zone euro se sont engagés à ramener leur déficit sous 3 % du PIB. La France fait l'objet depuis 2024 d'une procédure de l'Union européenne pour déficit excessif, qui l'oblige à présenter une trajectoire de redressement.
Le déficit atteint 5,8 % du PIB, bien au-delà des prévisions. En décembre, le gouvernement de Michel Barnier est renversé par une sur le budget de la Sécurité sociale.
Le déficit recule à 5,1 % du PIB, surtout grâce à des hausses d'impôts. Mais la dette continue de grimper, à 115,6 % du PIB fin 2025.
Présenté le 1er octobre, le projet de budget 2027 prévoit environ 43 milliards d'euros de mesures nouvelles, dont un gel des allocations familiales. Il doit être adopté d'ici la fin de l'année par une Assemblée nationale où aucun camp n'a la majorité.
Le PIB (produit intérieur brut) mesure la richesse produite en France en un an, environ 3 000 milliards d'euros.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Réduire le nombre de fonctionnaires, revoir certaines aides et simplifier l'État pour rétablir les comptes sans hausse d'impôts.
La France a l'un des niveaux de dépenses publiques les plus élevés au monde : c'est là qu'il faut agir, pas sur des impôts déjà très hauts.
Moins de dépenses peut dégrader les services publics, comme l'école ou l'hôpital, et freiner l'activité économique.
Taxe Zucman sur les très grandes fortunes, hausse des droits sur les gros héritages, suppression de certaines niches fiscales.
Les très grandes fortunes paient proportionnellement peu d'impôts : c'est une question de justice autant que de recettes.
Ses détracteurs craignent des départs de contribuables et de capitaux, un rendement incertain et un frein à l'investissement.
Baisser les impôts sur la production, soutenir l'industrie et l'emploi, en comptant sur l'activité pour faire rentrer des recettes.
Plus d'activité, c'est plus d'emplois et donc plus de recettes, sans augmenter les taux d'impôt.
Cette stratégie n'a pas suffi à réduire le déficit ces dernières années et peut creuser la dette à court terme.
Baisser la TVA sur l'énergie, bloquer certains prix, augmenter le SMIC ou les salaires.
Les ménages ont été durement touchés par l'inflation de 2022-2023 ; leur rendre du pouvoir d'achat soutient aussi la consommation.
Ces mesures coûtent cher à l'État ou aux entreprises et peuvent alourdir la dette ou peser sur l'emploi.
Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « la taxe Zucman sur les très grandes fortunes », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
Position pas encore connue pour 8 candidats.
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Position pas encore connue pour 12 candidats.
Position pas encore connue pour 9 candidats.
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