Version de test. La plupart des positions sont des estimations en cours de vérification : les résultats sont indicatifs.Notre méthodeSignaler une erreur
Présidentielle : premier tour le 18 avril 2027Mis à jour le 10 octobre 2026

/ Économie et fiscalité

Impôts, dette, pouvoir d'achat : ce qui est en jeu en 2027

En 30 secondes

Les administrations publiques dépensent chaque année plus qu'elles ne gagnent, et la dette dépasse désormais 115 % de la richesse produite en un an. Les candidats s'opposent sur la façon de redresser les comptes : dépenser moins, taxer davantage les plus riches et les grandes entreprises, ou miser sur la croissance, sans oublier le pouvoir d'achat.

Comment ça marche

Recettes et dépenses

L'État, la Sécurité sociale et les collectivités dépensent plus de la moitié de la richesse produite chaque année, pour les retraites, la santé, l'éducation ou la défense. Leurs recettes viennent surtout des impôts et des cotisations sociales.

Le déficit et la dette

Quand les recettes ne suffisent pas, l'État emprunte : c'est le déficit. Chaque année de déficit s'ajoute à la dette. Plus la dette et les taux d'intérêt montent, plus les intérêts à rembourser pèsent sur le budget.

Les règles européennes

Les pays de la zone euro se sont engagés à ramener leur déficit sous 3 % du PIB. La France fait l'objet depuis 2024 d'une procédure de l'Union européenne pour déficit excessif, qui l'oblige à présenter une trajectoire de redressement.

Où en est-on ?

  1. 2024 : le déficit dérape

    Le déficit atteint 5,8 % du PIB, bien au-delà des prévisions. En décembre, le gouvernement de Michel Barnier est renversé par une sur le budget de la Sécurité sociale.

  2. 2025 : un premier redressement

    Le déficit recule à 5,1 % du PIB, surtout grâce à des hausses d'impôts. Mais la dette continue de grimper, à 115,6 % du PIB fin 2025.

  3. Automne 2026 : le dernier budget avant l'élection

    Présenté le 1er octobre, le projet de budget 2027 prévoit environ 43 milliards d'euros de mesures nouvelles, dont un gel des allocations familiales. Il doit être adopté d'ici la fin de l'année par une Assemblée nationale où aucun camp n'a la majorité.

Les chiffres clés

115,6 %
du PIB : la dette publique fin 2025, soit environ 3 460 milliards d'eurosInsee, mars 2026
5,1 %
du PIB : le déficit public en 2025, contre 5,8 % en 2024Insee, mars 2026
43,6 %
du PIB : le poids des impôts et cotisations en 2025, parmi les plus élevés d'EuropeInsee, mars 2026
43 Md€
de mesures nouvelles d'économies et de recettes dans le projet de budget 2027Gouvernement, 1er octobre 2026

Le PIB (produit intérieur brut) mesure la richesse produite en France en un an, environ 3 000 milliards d'euros.

Les grandes options en débat

Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.

Baisser fortement les dépenses publiques

Réduire le nombre de fonctionnaires, revoir certaines aides et simplifier l'État pour rétablir les comptes sans hausse d'impôts.

Ses partisans

La France a l'un des niveaux de dépenses publiques les plus élevés au monde : c'est là qu'il faut agir, pas sur des impôts déjà très hauts.

Ses opposants

Moins de dépenses peut dégrader les services publics, comme l'école ou l'hôpital, et freiner l'activité économique.

Taxer davantage les plus riches

Taxe Zucman sur les très grandes fortunes, hausse des droits sur les gros héritages, suppression de certaines niches fiscales.

Ses partisans

Les très grandes fortunes paient proportionnellement peu d'impôts : c'est une question de justice autant que de recettes.

Ses opposants

Ses détracteurs craignent des départs de contribuables et de capitaux, un rendement incertain et un frein à l'investissement.

Miser sur la croissance

Baisser les impôts sur la production, soutenir l'industrie et l'emploi, en comptant sur l'activité pour faire rentrer des recettes.

Ses partisans

Plus d'activité, c'est plus d'emplois et donc plus de recettes, sans augmenter les taux d'impôt.

Ses opposants

Cette stratégie n'a pas suffi à réduire le déficit ces dernières années et peut creuser la dette à court terme.

Protéger d'abord le pouvoir d'achat

Baisser la TVA sur l'énergie, bloquer certains prix, augmenter le SMIC ou les salaires.

Ses partisans

Les ménages ont été durement touchés par l'inflation de 2022-2023 ; leur rendre du pouvoir d'achat soutient aussi la consommation.

Ses opposants

Ces mesures coûtent cher à l'État ou aux entreprises et peuvent alourdir la dette ou peser sur l'emploi.

Qui propose quoi ?

Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « la taxe Zucman sur les très grandes fortunes », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.

Pour la taxe Zucman sur les très grandes fortunes

Contre la taxe Zucman sur les très grandes fortunes

Position non encore précisée

Qui défend quoi

Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.

Les mots à connaître

Taxe Zucman
Un impôt minimum de 2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, proposé par l'économiste Gabriel Zucman. Il viserait environ 1 800 foyers.
Impôts de production
Des taxes payées par les entreprises quel que soit leur bénéfice, par exemple sur leur chiffre d'affaires ou leurs locaux.

Sources