La primauté du droit national sur le droit européen
Position pas encore connue pour 8 candidats.
/ Europe et international
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, la défense est redevenue une priorité, et la France augmente fortement son budget militaire. Les candidats s'opposent sur la place de la France dans l'Union européenne et dans l', sur le soutien à l'Ukraine et sur la primauté du droit européen.
La France est l'un des 27 pays membres de l'Union européenne. Les règles européennes, votées par le Parlement européen et les gouvernements des États membres, s'imposent aux lois nationales dans les domaines où l'Union est compétente.
La France est la seule puissance nucléaire de l'Union européenne. Elle est membre de l', l'alliance militaire avec les États-Unis, qu'elle a réintégrée pleinement en 2009 après l'avoir quittée en partie en 1966.
Une loi de programmation militaire fixe, sur plusieurs années, les moyens donnés aux armées : équipements, recrutements, munitions.
La Russie envahit l'Ukraine. La France et ses alliés livrent des armes à Kiev, et l'Ukraine devient candidate à l'Union européenne.
La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros pour les armées, la plus forte hausse depuis des décennies.
Le Parlement adopte à une large majorité une actualisation qui ajoute 36 milliards d'euros, portant l'enveloppe à environ 436 milliards d'euros d'ici 2030.
Md€ : milliards d'euros.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Mettre en commun davantage de moyens militaires, d'achats d'armes et d'emprunts européens, et accélérer l'adhésion de l'Ukraine.
Face à la Russie et à un allié américain moins fiable, aucun pays européen ne peut se défendre seul.
Ses opposants y voient une perte de souveraineté et craignent que la France paie davantage sans garder le contrôle de ses choix.
Rester dans l'Union, mais faire primer le droit français sur le droit européen et redonner la main aux États.
Les décisions importantes, sur l'immigration ou l'énergie par exemple, doivent revenir aux Français et à leurs élus.
Faire primer le droit national serait incompatible avec les traités et pourrait mener, de fait, à une sortie de l'Union.
Quitter le commandement intégré de l'OTAN pour garder une défense entièrement autonome, comme entre 1966 et 2009.
La France, puissance nucléaire, ne devrait pas dépendre des choix stratégiques américains.
Cela affaiblirait la sécurité collective au moment où la menace russe se renforce, et isolerait la France de ses alliés.
Quitter l'Union européenne, comme le Royaume-Uni, ou abandonner l'euro pour retrouver une monnaie nationale.
La France retrouverait une pleine liberté de décision sur ses lois, ses frontières et sa monnaie.
L'exemple du Brexit montre des coûts économiques importants, et la sortie de l'euro pourrait faire chuter l'épargne et renchérir les importations.
Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « la primauté du droit national sur le droit européen », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
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