Une forte réduction de l'immigration légale
Position pas encore connue pour 6 candidats.
/ Immigration
Chaque année, la France délivre plusieurs centaines de milliers de premiers titres de séjour, pour des études, du travail, la famille ou l'asile. Les candidats s'opposent sur le niveau d'immigration souhaitable, sur les droits accordés aux étrangers et sur la façon de faire appliquer les décisions d'expulsion.
Un étranger non européen qui veut vivre en France plus de trois mois doit obtenir un titre de séjour. Il est accordé pour un motif précis (études, travail, famille ou protection) et doit ensuite être renouvelé.
Une personne persécutée dans son pays peut demander l'asile. L'Ofpra examine sa demande, avec un recours possible devant la Cour nationale du droit d'asile. Si la protection est accordée, elle obtient un titre de séjour ; sinon, elle doit quitter le territoire.
Un étranger en situation irrégulière peut recevoir une obligation de quitter le territoire (OQTF). Beaucoup ne sont pas exécutées, notamment parce que le pays d'origine doit accepter de reprendre son ressortissant.
Votée en décembre 2023, la loi « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration » est promulguée en janvier 2024, après la censure par le Conseil constitutionnel d'une trentaine d'articles, dont plusieurs mesures ajoutées par la droite.
La France délivre environ 377 000 premiers titres de séjour, en hausse de 9 %, surtout en raison de la hausse des protections accordées au titre de l'asile. Les éloignements d'étrangers progressent aussi d'environ 16 %.
Le pacte européen sur la migration et l'asile, adopté en 2024, s'applique depuis juin 2026 : contrôle renforcé aux frontières extérieures, procédures accélérées et mécanisme de solidarité entre pays de l'Union.
Un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et vivant en France ; elle peut être devenue française. Un étranger est une personne qui n'a pas la nationalité française.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Baisser nettement le nombre de titres, durcir le regroupement familial et l'asile, voire consulter les Français par référendum.
La France n'arriverait plus à intégrer correctement les nouveaux arrivants, et la pression sur le logement et les services publics serait trop forte.
Certains métiers manquent de bras, les étudiants étrangers sont un atout, et le droit d'asile est protégé par la Constitution et les traités internationaux.
Instaurer une préférence nationale pour le logement social ou certaines aides, et limiter l'AME aux soins urgents.
Les Français doivent passer en priorité, et ces aides inciteraient à venir en France.
Contraire au principe d'égalité selon de nombreux juristes, et limiter l' pourrait coûter plus cher à l'hôpital en laissant s'aggraver des maladies non soignées.
Garder le cadre actuel mais exécuter davantage d'expulsions, accélérer les procédures et conditionner l'aide au développement à la coopération des pays d'origine.
La crédibilité de la politique migratoire passe d'abord par l'application des décisions déjà prises.
Ces promesses reviennent à chaque élection sans grand effet, faute d'accord des pays d'origine, ou risquent de fragiliser les droits des personnes.
Régulariser les travailleurs sans papiers des métiers en tension, faciliter l'accueil des réfugiés et investir dans l'intégration : langue, logement, emploi.
Ces personnes travaillent déjà, et la régularisation permet de lutter contre le travail illégal et l'exploitation.
Une régularisation pourrait encourager de nouvelles arrivées irrégulières, ce que ses opposants appellent un « appel d'air ».
Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « une forte réduction de l'immigration légale », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
Position pas encore connue pour 6 candidats.
Position pas encore connue pour 7 candidats.
Position pas encore connue pour 7 candidats.
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