La liberté du juge de fixer la peine, sans peine plancher
Position pas encore connue pour 7 candidats.
/ Sécurité et justice
Les violences physiques enregistrées continuent d'augmenter, tandis que les cambriolages et les vols reculent. Les prisons n'ont jamais été aussi pleines. Les candidats s'opposent sur la réponse : des peines plus dures et plus de places de prison, ou davantage de prévention, de moyens pour la justice et de peines alternatives.
La police et la gendarmerie constatent les infractions et interpellent les suspects. Les juges décident ensuite des poursuites et des peines. Une partie des victimes ne porte pas plainte, si bien que les chiffres officiels sous-estiment certaines violences.
Une peine peut être de la prison ferme, du sursis, un travail d'intérêt général, un bracelet électronique ou une amende. Le juge choisit au cas par cas, dans les limites fixées par la loi.
Les mineurs sont jugés par des juridictions spécialisées et bénéficient en principe de peines réduites de moitié, l'« excuse de minorité ». Le juge peut l'écarter pour les plus de 16 ans dans les cas graves.
Le gouvernement lance un programme de construction de 15 000 places supplémentaires. Huit ans plus tard, moins d'un tiers ont été livrées, et la surpopulation s'aggrave.
Les violences physiques enregistrées augmentent de 5 % et les violences sexuelles continuent de progresser, tandis que les cambriolages reculent de 3 %. Le nombre d'homicides reste stable.
Les prisons comptent plus de 88 000 détenus au 1er mai 2026 pour environ 63 000 places. Le ministère de la Justice prévoit 3 000 places en prisons modulaires d'ici 2027-2028.
Ces chiffres portent sur les faits enregistrés par la police et la gendarmerie : ils dépendent aussi du nombre de plaintes déposées.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Peines minimales pour les récidivistes, fin de l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans, exécution systématique des courtes peines.
La certitude d'une sanction rapide et ferme dissuaderait les délinquants et rassurerait les victimes.
L'efficacité des sur la récidive n'est pas démontrée, et elles aggraveraient encore la surpopulation carcérale.
Lancer un plan massif de places de prison, y compris des bâtiments modulaires plus rapides à construire.
Sans places, les peines ne sont pas exécutées : il faut pouvoir enfermer ceux que la justice condamne, dans des conditions dignes.
Les chantiers prennent des années et coûtent cher, et l'expérience montre que plus de places entraîne souvent plus d'incarcérations.
Recruter des forces de l'ordre, renforcer la police municipale, étendre la vidéoprotection, voire la reconnaissance faciale.
Une présence policière visible et des outils modernes permettent d'élucider plus d'affaires et de prévenir les délits.
La reconnaissance faciale pose des questions de libertés publiques, et les effectifs supplémentaires ne suffisent pas sans une justice qui suit.
Investir dans la prévention, l'éducation et la santé mentale, et développer le travail d'intérêt général et le bracelet électronique.
La prison favorise souvent la récidive : des peines adaptées et un accompagnement font mieux reculer la délinquance sur le long terme.
Ces mesures paraissent laxistes à leurs détracteurs, et leurs effets sont lents à se faire sentir.
Regroupement d'après les positions recensées sur la proposition « la construction de nouvelles places de prison », en cours de vérification. Le détail par proposition est dans « Qui défend quoi » ci-dessous.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
Position pas encore connue pour 7 candidats.
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Position pas encore connue pour 13 candidats.
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